Les racines d'Effuse
A l’origine d’Effuse, il y a un parcours de vie, le parcours de son fondateur, un parcours qui fait naître un projet dans lequel se retrouve une poignée d’amis qui, eux-aussi, sont près à devenir le changement qu’ils veulent voir dans le monde.
Refuser...
REFUSER, les injustices et l’iniquité qui touchent les habitants de la planète et ne jamais se résigner à l’indifférence. Certains d’entre nous ne sont nés que pour cela. Même s’ils le voulaient, ils seraient incapables de ne pas être touchés par ces injustices et par cette iniquité qui leur sont insupportables. Leur bonheur ne s’envisage pas à titre personnel tant qu’un seul des habitants de la Terre demeure privé d’accès à son humanité. Parfois, ils rêvent d’éprouver un sentiment d’indifférence à l’égard de ce qu’ils perçoivent, le temps d’un instant, pour se reposer un peu. Ils éprouvent à l’égard des habitants de la Terre, non pas de la pitié, mais de l’empathie. Celle-là même qui les pousse à refuser, encore et toujours que les terriens soient empêchés de devenir humains.
Diffuser...
DIFFUSER, les horreurs découvertes, la face cachée des choses que personne ne veut montrer. Parce qu’elles font trop peur, parce qu’elles dérangent. Combien de fois faudra-t-il encore entendre : « mais si c’est en vente, si c’est utilisé, si c’est autorisé, c’est parce que ça n’est pas nocif ». Nous refusons de croire la vérité parce qu’elle est insupportable, mais c’est la vérité. Nous sommes intoxiqués par le mensonge et il nous faut patiemment faire l’effort de nous « désintoxiquer » par un travail lourd et contraignant de ré-information, de ré-apprentissage de notre réflexion et de notre jugement. Nous pourrons ensuite diffuser ce que nous avons appris et découvert à notre tour.
Infuser...
INFUSER, alors, après des années de refus et de diffusion, la colère et l’incompréhension devant l’inertie et l’inaction, les déclarations d’intentions et les irresponsabilités en tout genre, les hypocrisies, les traîtrises et les mensonges de ceux que l’on croyaient sincères, y compris dans son propre camp, découvrir le vrai visage de ces pseudo sympathisants aux idées nobles seulement capables de se montrer dans les salons. Infuser alors la douloureuse différence entre « être concerné » et « être impliqué ». Désespérer du monde et des hommes. Infuser cette colère pour en tirer un fruit malgré tout, malgré la fatigue et le désespoir.
...Effuser !
Revenir à force de persévérance aux expressions de l’Amour qui s’expriment en paix, joie, bienveillance et patience. Sans naïveté et avec détermination. Devenir assez fort pour accéder enfin au courage, à l’engagement et à l’espérance, celle que l’on trouve après l’espoir. Etre capable de tout perdre quand on a déjà tout perdu. EFFUSER alors ce qui reste comme l’essentiel de la vie, du beau et du vrai.
Les valeurs d'Effuse
Depuis ses valeurs, Effuse propose un parcours de formation quelque soit votre âge. Un parcours pour équilibrer l’être et l’avoir, pour réconcilier le dire et le faire.
Etre et avoir
Rien de ce que nous pouvons entreprendre n’a de portée sans un certain équilibre entre l’être et l’avoir.
Nous sommes potentiellement reliés entre nous et connectés au reste de l’univers et du monde d’une manière puissante. Mais notre faible conscience spirituelle nous prive de ce lien et ses bienfaits. Au lieu de cela, ce sont des systèmes fermés qui nous imposent un fonctionnement dans un cadre limité et primitif. Ces systèmes ont une inclinaison pilotée à faire de nous des objets qu’ils peuvent alors gérer de manière optimisée. L’orientation de cette optimisation glisse sans cesse davantage vers l’avoir.
Mais nous ne sommes pas ces objets. Notre désir aspire à être et non à avoir.
Préférez-vous « être heureux » ou « avoir heureux » ?
Les systèmes ne nourrissent pas les sujets. Ils sont capables de gérer uniquement des objets. L’objet aspire à avoir. Cet avoir ne peut croître indéfiniment. Mais l’objet ne peut lui trouver de limites.
Le sujet aspire à être. De l’avoir il n’a besoin que de l’essentiel. Le sujet porte un désir qui s’épure et se simplifie au fur et à mesure qu’il s’accomplit. Il ne trouve en ce monde que peu d’espace pour s’épanouir, pour se dire, pour se poser et se reposer. La croissance à laquelle il accorde du crédit est une croissance intérieure, une croissance d’approfondissement. Cette croissance-ci est infinie.
Il existe encore si peu de place et d’écoute pour accompagner la croissance de l’être. L’avoir a pris tellement de place. Conquérir cet espace pour être, le cultiver et lui faire porter du fruit, ressemble à un parcours, un parcours pour lequel nous n’avons reçu aucune formation. C’est le parcours d’une vie entière. C’est ce parcours qui nous semble devoir être accompagné dans l’ici et maintenant du monde.
Dire et faire
Nous avons pris l’habitude, surtout si nous sommes nés du côté confortable de la planète, de nous comporter en « spectateur- consommateur » des événements que l’on nous distribue. Nous en avons cultivé une distance indifférente, peut-être pudiquement destinée au départ à nous protéger mais qui désormais nous confine à une passivité dégradante. Nous sommes velléitaire en presque tout.
Nous disons mais nous ne faisons pas ou alors nous faisons mais ne disons pas.
Outre la disparition du courage qui frappe nos sociétés « confortabilisées », les sollicitations des distractions (vestiges des jeux romains) nous tiennent à l’écart de toute implication qui viendrait empiéter trop loin sur nos oiseuses prérogatives.
L’histoire fameuse de l’omelette au lard doit être rappelée ici, illustrant parfaitement que pour obtenir le résultat final, la poule est concernée là où le cochon est impliqué. Force donc est de constater que nous avons besoin de cochons. Le nombre de sympathisants à toutes sortes de causes, pour toutes sortes de pétitions, pour toute sortes de manifestations aussi fédératrices que fugaces n’a jamais été aussi visible grâce aux réseaux sociaux. Il constitue la masse anonyme des concernés.
Les impliqués en revanche, ceux qui s’engagent, au mépris de leurs oiseuses prérogatives sus-décrites, ceux-là font défaut. Ceux-là sont pourtant capables de relier le dire au faire ou le faire au dire. Ils savent que, séparés, ces mots perdent l’essentiel de leur puissance, un essentiel si précieux, une puissance urgente.
Laissons Goethe nous en convaincre :
« Le pouvoir de l’engagement
Tant que nous ne nous engageons pas, le doute
règne, la possibilité de se rétracter demeure et
l’inefficacité prévaut toujours.
En ce qui concerne tous les actes d’initiatives
et de créativité, il est une vérité élémentaire
dont l’ignorance a des incidences innombrables
et fait avorter des projets splendides. Dès le
moment où on s’engage pleinement, la
providence se met également en marche.
Pour nous aider, se mettent en oeuvre toutes
sortes de chose qui sinon n’auraient jamais eu
lieu. Tout un enchaînement d’évènements, de
situation et de décision crée en notre faveur
toutes sortes d’incidents imprévus, des
rencontres et des aides matérielles que nous
n’aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre
chemin.
Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu
peux l’entreprendre. L’audace renferme en soi
génie, pouvoir et magie.
Débute maintenant. »
Les réflexions d'Effuse
En haut de la pyramide, le système économique mondialisé pèse sur nous et valorise l’avoir au détriment de l’être.
Consommation, argent et emploi
Nous nous sentons, à juste titre, enfermés dans une boucle infernale qui nous impose de disposer d’un emploi (que nous confondons avec un travail) pour obtenir de l’argent. Sans argent, nous sommes exclus du système économique et nous ne pouvons pas accéder à un logement, à la nourriture dont nous avons besoin, à la terre pour produire nous-mêmes notre nourriture,…Nous ne pouvons pas consommer, ni le nécessaire, ni le superflu. Nous devons gagner de l’argent. Toute autre solution paraît inexistante. Pourtant…
L'argent, jusqu'à l'excès et au-delà...
La tentation est grande, pour ceux qui en ont la capacité et l’opportunité, d’obtenir de l’argent, sans recourir au travail et sans avoir besoin d’un emploi. Le système économique valorise la rente, ce système qui permet d’obtenir de l’argent sans travailler, en constituant un patrimoine, petit ou gros. Ce glissement vers la rente, nous prive du travail dans lequel nous pouvons nous engager, il nous anesthésie à petit feu comme dans une autre histoire, celle de la grenouille qui plongée dans l’eau froide d’une marmite portée sur le feu et qui, sentant l’eau monter en température ne peut plus sauter hors de l’eau. Cette eau tiède qui monte lentement en température, c’est l’eau de nos oisivetés, de nos loisirs et de nos distractions acquises grâce à la rente et gagnées sur le temps d’un emploi sans engagement.
... pourtant nous aspirons à un travail créateur et épanouissant
Produire et créer nous-mêmes et avec d’autres, dans le cadre d’une activité que nous avons choisie, en fonction de besoins que nous avons déterminés nous-mêmes en conservant le sens de la mesure et de la sobriété, nous assure un meilleur équilibre entre être et avoir.
Effuse développe des activités qui permettent de découvrir et de valoriser les talents particuliers de chacun pour développer une activité épanouissante dans la compréhension progressive de besoins mesurés qui nous permettent de nous reconnecter à nous-mêmes.
Le langage d'Effuse
Effuse a son langage et le partagera bientôt avec vous
Reconquérir les mots, les faire siens sans se les approprier, sans les stigmatiser ni les réduire, tel est l’enjeu du langage. Un langage nous élargit, nous grandit, nous réunit. Ultimement, il nous rassemble et nous unit sans nous confondre. Il permet les nuances qui nous différencie, autorise les camaïeux de la précision confortable, réduit les ambiguïtés sans arrondir les angles.
