Le regard d’Effuse sur la marche de la planète

Nous sommes tous interpellés, de plus en plus violemment, par les dérives financières, économiques, politiques et écologiques. Nous entendons de nombreux discours sur des solutions et des initiatives, sur de nouvelles formes d’économies, sur l’écologie intégrale, sur des plans sans fins et sans résultats. Aucun ne parvient à corriger les dysfonctionnements dont les plus graves se creusent davantage chaque jour. Nous déléguons à d’autres notre pouvoir et avec lui la charge de nous nourrir, de défendre notre confort ou de nous protéger. Nous savons qu’en agissant ainsi nous nous rendons nous-mêmes dociles et dépendants, fragiles et vulnérables. Nous sommes de moins en moins d’accord avec la marche de la planète mais nous ne savons pas quoi faire de mieux. Le futur d’un « système » (économique, politique ou écologique) – voir Point De Vue n° 49 – qui résoudrait nos problèmes, ou l’existence d’un « tiers » (l’Etat, un compte en banque, une assurance) qui nous garantirait la sécurité à laquelle nous aspirons, sont un mythe. Un mythe dont nous avons bien du mal à nous défaire. Un mythe qui nous tient fermement sous son emprise.

Il est temps d’expérimenter, personnellement et directement, la vie, la vraie. Elle est un savant mélange, en équilibre instable, entre « être » et « avoir ». Elle devient un voyage passionnant dès que nous partons à la découverte du plus merveilleux des univers : nous-mêmes.